Tendre
Parution prévue le 6 juillet 2026 aux Éditions Perce-Neige
Œuvre de patience, Tendre aborde l’empathie comme une force transformatrice, une manière distincte d’habiter le monde et de nouer des relations. S’incarnant tantôt dans les dessins au crayon de bois, tantôt dans le texte, deux voix sondent l’art comme un vecteur de tension et de résistance, mais aussi comme une opportunité de connexion, de partage et d’apaisement. Avec sensibilité et vulnérabilité, Éloïse LeBlanc nous invite à habiter ces silences chargés d’où naissent les plus belles rencontres.
Le hoquet en pulpes
2022 / Les éditions de la maison en feu
Au début, les mots restent coincés dans la gorge, effleurent à peine les cordes vocales. Dans un appartement où aucun espace n’est suffisamment invitant pour peler son orange, la cohabitation est difficile, entrechoquée. Le hoquet en pulpes raconte la difficulté de prendre parole, mais aussi de prendre la place qui nous revient. Ici, la crainte de déranger autrui est tellement vive qu’il faut se faire toute petite et silencieuse, même quand les voisins entrent par la porte entrebâillée et qu’ils nous piétinent sans ménagement. Alors, l’appel de la fuite est fort : ailleurs, il est possible de se forger d’autres communautés, de se créer de nouvelles cartographies dans la solitude, pour mieux revenir sonder ses échecs. Avec une plume d’une précision et d’une méticulosité impressionnantes, l’autrice nous convie dans son premier recueil à un parcours en six parties au fil duquel se déploie une voix qui, peu à peu, arrive à s’exprimer avec force et sans maladresses. Le hoquet en pulpes évoque tant l’importance de prendre soin de soi que celle de confronter autrui, pour apprendre à mieux bâtir sa maison.
Isthme
par Éloïse LeBlanc et Camille Garant-Aubry
2024 / Revue estuaire no 191
Un lac à l’épaule ; le tenir. Tenir un lac à l’épaule. La première fois que j’ai entendu cette expression, j’ai eu envie, moi aussi, de parer mon épaule d’un lac. Je n’aurais qu’à tourner la tête pour en sentir l’odeur vaseuse, et le murmure des courants retentirait en permanence au creux de mon oreille. Je porterais sur mon épaule l’une des plus belles beautés de la terre. Quand je m’étendrais, un lac s’étendrait avec moi, paisible et apaisant. J’en rêve.
J’armerai mon hypersensible
2026 / Revue Ancrages no 46
« je vous offre mes pensées / secousses recueillies / minuscules marques sur le papier »
Abriller les colères
2021 / Les Éphélides no 5
« gardez-moi nue si vous me voulez effrayée /
gardez-moi outillée si vous me voulez maladroite / j’ai peine / à trouver de quoi me vêtir »
RELIER :
rencontres écrites du réseau des arts visuels de la francophonie canadienne
2026 / Association des groupes en arts visuels francophones
La publication RELIER : rencontres écrites du réseau des arts visuels de la francophonie canadienne rassemble les voix d’auteur-rices dispersé-es dans plusieurs communautés francophones en situation minoritaire du Canada et leurs contributions mettent en lumière les œuvres d’artistes en arts visuels issu-es de ces mêmes communautés.
Conçue comme une cartographie de rencontres, celle-ci invite à naviguer d’une communauté à l’autre pour explorer les échos qui unissent notre réseau. À travers une diversité de plumes et d’approches, les voix des auteur-rices rassemblé-es témoignent de la richesse et de la multiplicité des pratiques des artistes des communautés francophones et acadiennes au pays.
tâches de naissances
2026 / carnet de résidence du Projet Borgitte
« Sur la plus longue table de son atelier, Annie France Noël étale des œuvres qui témoignent de plusieurs moments de sa pratique, de sa relation intime au détail, mais aussi de son expérience postpartum. Elle cherche à réorganiser ses archives personnelles, tangibles et intangibles, et à créer des images pour faire sens du traumatisme vécu et lui donner la forme d’un livre d’artiste. »
correspondances
2026 / Discours-e : catalogue numérique des littératures et cultures de l’Atlantique